de Puerto Lopez à Baños du 23/01/2012 au 29/01/2012

5 02 2012

Nous arrivons à Puerto Lopez en fin de journée sous une pluie fine. Depuis que nous sommes arrivés en Equateur, nous n’avons pas connu un seul jour sans pluie. Heureusement les averses sont de courte durée. La ville étant tout petite, nous atteignons rapidement l’hôtel que nous avons sélectionné où nous nous installons dans un petit bungalow en bois. Ce dernier nous rappelle fortement notre bungalow thaïlandais de Koh Tao, l’humidité en plus. Le lendemain, nous découvrons une petite station balnéaire dont les charmes sont loin d’être évidents au premier coup d’œil. La ville s’étire sur une longue plage bordée d’une rue où se concentrent tous les petits commerces dédiés aux touristes : restaurants, bars, magasins de vêtements estivaux, agences de voyage, hôtels, etc.

La baie

Pêcheurs

le Bonimenteur

Pélican

La partie gauche de la plage est consacrée aux pêcheurs : tous les matins, les bateaux de pêche, rentrant d’une nuit de travail, déversent leur butin et une authentique criée aux poissons s’organise.

découpe des poissons frais à même la plage

Le spectacle est surprenant. Les cargaisons des pêcheurs sont menacées par la présence de frégates et de pélicans qui attrapent au vol le plus de poissons possible. Pour éviter ce chapardage, les pêcheurs doivent transporter leurs caisses de poissons en courant entre leur bateau et les camions de chargement. C’est plutôt comique.

Thons

Carangue coryphène

Mais notre amusement s’éteint brusquement lorsque nous voyons des dizaines de jeunes requins marteaux, morts, étalés sur la plage. Leur pêche est pourtant interdite mais les pêcheurs semblent tout de même s’en donner à cœur joie. On nous expliquera plus tard que cette espèce est en voie de disparition dans la région car seuls de jeunes requins sont attrapés.

Jeunes requins-marteaux capturés

Pour nous, qui espérons vivement voir de telles créatures lors de nos plongées, ce spectacle nous attriste.

la grimace de la honte

-

Comme nous l’avons donc remarqué, la faune maritime est très riche au large de Puerto Lopez. D’ailleurs, l’attraction principale de cette petite ville est la présence de colonies de baleines à une certaine époque de l’année. Malheureusement pour nous, ce n’est pas la bonne période. Une autre attraction se trouve à 40km au large de Puerto Lopez. Il s’agit d’une petite île, l’Isla de la Plata, où il est possible d’observer des oiseaux rares, tels que des fous à pieds bleus, fous à pieds rouges et de plus communes frégates.

Groupe de frégates

Les agences de tourisme organisent des tours sur l’île. Nous réservons donc auprès d’un club une excursion sur l’île, couplée de quelques heures de snorkeling au bord de l’île. Nous partons en bateau avec tout un équipage.

probablement une mouette

Après 1h de traversée, nous arrivons à destination où nous réalisons que nous ne sommes pas seuls ; des dizaines d’autres groupes sont déjà là, attendant patiemment leur tour pour partir en promenade ! Notre groupe étant assez hétéroclite, deux groupes se constituent : un constitué de ceux qui ne veulent pas (trop) marcher et un autre avec ceux qui souhaitent (un peu plus) marcher. Nous nous retrouvons en groupe restreint avec un jeune couple d’Argentins et une Coréenne avec qui nous passons un très sympathique moment. L’île est de petite taille et complètement sauvage.

Isla de la Plata

Nous observons de nombreux fous à pieds bleus : plus bleu est le bec, plus âgé est l’oiseau.

Blue-footed boobies

a nesting blue-footed booby

eggs

Fou à pieds bleus en Français

jeune frégate

Nous regagnons ensuite notre bateau où l’on nous distribue masque et tuba. A peine revenus à bord que de grandes tortues vertes nagent autour du bateau. Nous réalisons que leur présence n’est pas due au hasard mais est plutôt imputable aux touristes qui leur donnent de la nourriture. Cela n’enlève rien à notre envie de sauter dans l’eau pour les observer de plus prêt. Chose dite, chose faite. Nous nageons pendant une bonne demi-heure en compagnie de 4 ou 5 grandes tortures. L’excitation est à son comble ! Notre bateau nous conduits ensuite à un autre site de snorkeling où nous restons plus longtemps. Nous découvrons deux grandes raies étendues sur le sol sablonneux, des poissons baliste, des poissons trompette, des poissons ange et d’autres encore. Il y a aussi de très jolis coraux “cérébraux” blancs . Nous sommes ravis de renouer un peu avec nos activités maritimes de Thaïlande et d’Indonésie qui commençaient sérieusement  à nous manquer. Nous avons prévu de plonger avec ce même club deux jours plus tard autour de cette même île. Autant vous dire que nous sommes impatients. Nous passons les deux jours suivants à attendre cette journée de plongée. Nous nous ennuyons même un peu. Nous avons quand même quelques activités : parties d’Uno, baignades dans la mer. Notre moral n’est pas vraiment au beau fixe. De plus, étant donné qu’il pleut quasiment tous les soirs, notre bungalow, assez rustique, est très humide et donc pas très confortable.

les enfants et les vagues

Heureusement le samedi arrive. Nous nous rendons au club de plongée à 8h30 pour préparer nos équipements. Et, en nous préparant, nous ressentons une excitation bien familière, celle de l’immersion à venir ! Nous partons en bateau avec un instructeur de plongée, deux touristes équatoriens, un touriste péruvien, le capitaine et un moussaillon. L’équipage est sympa et l’ambiance plutôt détendue. Nous arrivons à l’Isla de la Plata une heure plus tard.

Isla de la Plata bis

Comme nous avons des niveaux de plongée différents, la première plongée se fera en trois groupes : le capitaine plongera avec un des Equatoriens pour lui faire faire son « baptême » tandis que nous deux, partirons avec l’instructeur pour 45 minutes de plongée à 22 mètres. Les deux autres, qui passent leur premier niveau, attendront notre retour pour plonger, à leur tour, avec l’instructeur. Après un briefing sur le site de plongée par l’instructeur, nous nous équipons. L’eau étant froide, nous portons, en plus de la combinaison intégrale de 5 et 7mm, une cagoule et des chaussons. Une fois les contrôles de sécurité effectués, nous sautons à l’eau.

Sophie!

Sophie, à l’eau!

Lors de cette première plongée la visibilité n’est pas exceptionnelle mais nous observons quand même de belles murènes, langoustes, hippocampes (pour la première fois !), poissons ange, poissons trompette, raies, poissons baliste et deux grandes tortues. Mise à part nos mains et notre visage, nous ne ressentons pas du tout le froid. Après 45 minutes, nous remontons à la surface rejoindre le bateau. C’est au tour des autres de plonger alors nous attendons patiemment leur retour en dorant au soleil. Une fois tout le monde revenus à bord, notre capitaine nous conduits au large de l’île pour nous faire vivre un moment incroyable : nous traversons un banc de plusieurs centaines de dauphins. Ces derniers sautent devant nos yeux, soufflent, filent à une vitesse folle, collent la proue du bateau juste sous nos pieds, un vrai ballet …

Autre dophin

Dauphins

Le spectacle dure un long moment et nous en sommes tout émoustillés ! Après les deux dernières journées un peu vaseuses que nous avons passées, notre joie et notre enthousiasme sont revenus. Nous repartons ensuite auprès de l’île et, après un petit pique-nique, nous remettons nos équipements. Cette fois, nous plongerons avec les deux touristes passant leur premier niveau.

Parés au combat

Nous sommes un peu étonnés du manque de motivation de notre instructeur, qui nous semble un peu blasé au point d’en oublier quelques règles de sécurité. Avant chaque plongée, nous sommes censés faire un contrôle de sécurité en binôme. Mais pour cette deuxième plongée, nous nous sentons un peu pressés par l’équipage et nous ne faisons pas ce contrôle si bien que Matthieu saute à l’eau avec sa ceinture de plombs mise dans le mauvais sens. En soi ce n’est pas très grave mais nous nous promettons, entre nous, de ne plus aller à l’eau sans s’être contrôlés mutuellement au préalable et ce, même si on nous presse d’aller dans l’eau. Cette deuxième plongée se passe bien, même si la visibilité est toujours moyenne. Nous observons les mêmes poissons, les hippocampes en moins. Sur le chemin du retour, nous nous rappelons avec nostalgie les fonds magiques autour des îles Komodo et Rinca en Indonésie et nous nous réjouissons de retrouver des fonds superbes au Nicaragua et en Honduras. Après cette belle journée, nous sommes tout de même contents de quitter Puerto Lopez … A nous Baños !!

coco et cocotte

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