de Loja à Vilcabamba 11/01/2012 au 14/01/2012
17 01 2012Nouveau pays, nouvelle monnaie, nouvelle culture, nouveaux paysages, nouveaux visages, nouvelle cuisine, ouf même langue ! Un taxi nous conduit à l’hôtel Metropolitano dès notre arrivée à Loja. Le tarif des taxis a été voté par décret et toute course en ville a un tarif fixe : 1$. De ce fait, les taxis pullulent dans tout le centre-ville et sont de surcroit très sollicités. Nous sommes très gentiment reçus par le veilleur de nuit de l’hôtel. On nous offre une chambre immense à trois lits avec une grande salle de bain. Tout ce dont nous allons avoir besoin pour récupérer de ce long voyage. Nos chevilles commencent à dégonfler après une première nuit. Au petit matin, oui au petit matin car comme nous sommes revenus au niveau de l’équateur, les nuits durent autant que les journées, le soleil se levant tôt : vers 6h, la nuit vers 19h. Donc au petit matin, nous redécouvrons pour notre plus grand bonheur des jus de fruits frais de toutes les sortes servis dans tous les restaurants : mangue, papaye, goyave, tomate d’arbres, melon, pastèque, citron, orange, naranjilla, fraise, fruit de la passion, mûre et bien d’autres encore. Nous découvrons aussi une nouvelle cuisine. Impossible de trouver au petit-déjeuner de bonnes petites choses sucrées : elles sont remplacées par les humitas (petit gâteaux de maïs et de fromage cuits à la vapeur et servis dans une feuille de maïs), le mote (grains de maïs mélangés à des œufs, des oignons et du fromage), l’empanada de verde (à base de banane plantain) et pleins d’autres délicieux éléments. Nous n’avons programmé aucune visite à Loja, nous nous donnons le temps de nous reposer alors nous déambulons dans le centre de cette petite ville de 150 000 habitants.
Nos balades transitent dans quelques petits parcs, dans de belles églises, dans de petites boutiques et aussi chez le barbier que Matthieu se fait un plaisir de visiter deux fois : la première pour sa barbe, qui a repoussé depuis Cordoba, et la seconde pour ses cheveux qui sont pourtant très bien tels qu’ils sont mais il ne résiste pas à l’envie de retourner dans l’antique petit salon de ce vieux monsieur dont les murs sont tapissés de titres honorifiques décernés par le ministère du travail pour saluer la carrière de cet octogénaire.
Nous avons de très bons contacts avec les personnes que nous rencontrons, que ce soit à l’hôtel, dans les magasins, dans la rue et surtout dans les marchés où se jouent chaque jour de vraies pièces de théâtre.
Nous hésitons beaucoup à réaliser des marches accompagnées dans le proche parc national Podocarpus et nous décidons finalement de ne rien faire pour pouvoir s’offrir une vraie excursion dans la partie amazonienne du pays : l’Oriente. Nous profitons également de ce petit séjour pour remettre en ordre notre comptabilité qui était en réalité complétement faussée. Matthieu aura besoin de 4 jours pour trouver les erreurs et tout remettre en ordre. Le résultat est plutôt satisfaisant et il devrait, nous l’espérons, nous permettre de réaliser quelques belles activités avant la fin du voyage. Enfin, avant le départ, Sophie s’offre une petite manucure à même le trottoir où les étudiantes de l’école d’esthéticienne attenante proposent leurs services à ces dames de Loja.
La participation de Sophie ne manque pas de soulever l’intérêt de tout le peloton. Cet intérêt sera complètement oublié dès lors que Matthieu, sortant son appareil photo, se met à mitrailler toutes ces dames. Ces dernières voudront toutes être prises en photo avec « El Hombre ».
Après deux jours et trois nuits nous prenons un bus en direction de la petite ville de Vilcabamba, perdue dans les montagnes, et dont le climat et la vie paisible permettraient à certains habitants de vivre plus de cent ans !
See you
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