de Belo Horizonte à Sao Paulo du 10/11/2001 au 15/11/2011

23 11 2011

A notre arrivée à la gare, nous sommes accueillis par Sandra qui nous conduit directement chez sa mère, Graça, chez qui nous logerons les cinq prochains jours. Après une rapide présentation, nous partons à l’aéroport chercher André qui arrive directement d’Olinda, la petite ville du Nord-est brésilien où André et Sandra habitent depuis leur retour de France. Les retrouvailles avec eux sont un vrai plaisir et nous passons le retour en voiture à ricaner en se racontant nos dernières nouvelles.

André et Sandra, les Brazious

André et Sandra démarrent sur le champ leur programme de découverte de leur ville en nous amenant dans un restaurant typiquement brésilien, appelé Rodizio. Il s’agit d’un restaurant où sont servies émincées et dans l’assiette toutes sortes de viandes et ce à volonté !

Mat au Rodisio

Après s’être contentés pendant cinq mois des biens chétifs poulets asiatiques, nous sommes ravis de combler notre carence de viande rouge. André, qui semble connaître  l’anatomie bovine sur le bout des doigts, nous recommande les morceaux à demander. Nous ressortons de ce dîner repus. Chaque matin, Graça, la mère de Sandra, nous gratifie de mémorables jus de fruit : fruit de la passion, orange, ananas-menthe. C’est un vrai plaisir et nous nous sentons « comme à la maison ». Le lendemain, nous partons tous les quatre rendre visite à la mère d’André, Eva. Nous allons ensuite visiter le quartier Pampulha où se trouve la maison d’enfance d’André et également le grand stade de foot, Minheiro, pouvant recevoir pas moins de 100 000 visiteurs et dont André est très (très) fier. Malheureusement, nous ne pouvons pas le visiter car il se trouve en pleine réfection, en vue de la coupe du monde 2014.

Une aigrette

André, sa mère et nous

Le soir, Graça accueille chez elle toute sa famille pour un grand dîner autour d’un plat brésilien excellent. Nous rencontrons alors toute la famille de Sandra : père, belle-mère, demi-frère, frères, belle-sœur, cousine et copain de la cousine, ainsi que le frère d’André et son amie. L’ambiance est très chaleureuse et informelle, le dîner commence vers 22h30. Tout le monde est accueillant avec nous et André et Sandra passent beaucoup de temps à nous traduire ce qu’il se dit autour de la table. Le père de Sandra nous fait beaucoup rire en nous récitant tous les mots français qu’il connait : « place de la gare », « gare des trains », « petit garçon », « bonne nuit », « bonsoir », etc.

la famille de Sandra

Malheureusement pour Matthieu, la nuit qui suit ne sera pas très bonne. Et, comme le lendemain, il ne va pas mieux, nous décidons d’annuler la programme – visite du musée Inhotim - de la journée au profit d’une journée de repos pour tout le monde. Graça, une vraie mère pour nous, part immédiatement à la pharmacie et revient avec d’efficaces médicaments qui soigneront Matthieu en moins de 24h. Matthieu est entre de très bonnes mains. La journée passe tranquillement et permet à tout le monde de se reposer. En fin de journée, Sophie et Sandra partent se faire faire une manucure-pédicure en vue du grand mariage qui a lieu lundi soir. Le soir, nous sommes invités à dîner chez Flavia, la seconde femme du père d’André avec toute la famille d’André. Encore une fois nous sommes accueillis comme des rois. Matthieu, qui s’est bien rétabli, fait honneur au plat «  poulet sauce marron » de Flavia qui se révèle être excellent. La cuisine brésilienne est pleine de bonnes surprises. Ce soir-là, nous faisons la connaissance de la sœur d’André et de son ami. Nous retrouvons également Tatiana, rentrée à Belo pour le week-end et son jeune frère. Les familles d’André et Sandra sont très affectueuses et nous sommes heureux de tous les rencontrer et de partager notre séjour avec eux. Le lendemain, nous partons avec André, Sandra, leurs mamans, la sœur d’André et son fils pour visiter le centre d’art contemporain, Inhotim, qui se trouve dans les environs de Belo.

La joyeuse bande

Le musée est en réalité un immense espace naturel dans lequel chacun se balade tout visitant les œuvres d’art implantées de ci de là. Nous profitons pleinement de cette belle journée, à déambuler dans le parc et à se frotter de nouveaux à l’art de notre temps.

Inhotim, palmier

une oeuvre d’art

Soph

Le lendemain, nous retournons chez la mère d’André pour lui faire nos adieux. La suite du programme nous  emmènera ensuite profiter d’un panorama de la ville, depuis le dernier étage d’une tour située à la cime de la sierra qui encercle Belo Horizonte. Nous découvrons avec surprise que des quartiers aisés jouxtent certaines favelas. Le contraste est frappant.

Vue de Belo

Après un petit détour par la gare des bus où nous prenons nos billets pour Sao Paulo pour le lendemain soir, nous rentrons chez Graça. La fin de la journée est dédiée aux préparatifs en vue du mariage qui aura lieu ce soir. André et Sandra ont pensé à tout et nous habille des pieds à la tête. Sophie se retrouve avec une belle robe noire et de jolis escarpins appartenant à Sandra et Matthieu, après quelques retouches, avec un costume noir et des mocassins appartenant à André. Ce dernier, très sensible, est ému de voir Matthieu porter le costume que lui-même portait à notre mariage. Après sept mois de voyage, nous observer l’un l’autre dans des tenues chics nous plait en plus de nous faire rire. Quel changement !

Avant de partir à la messe de mariage

Vers 20h30, nous quittons la maison sous une pluie battante pour nous rendre à l’église. La messe de mariage célébrée au Brésil est très différente de celle que nous connaissons en France. Il s’agit davantage d’une célébration dédiée au mariage plutôt que d’une messe. Il n’y a pas de chants mais à la place des morceaux de musique joués par un petit orchestre. La célébration est très courte et seul le prêtre parle. A la fin de la célébration, au moment où les mariés quittent l’hôtel, nous sommes très surpris d’entendre le début de la Marseillaise ! Heureusement, il ne s’agit que du début car l’orchestre, semblant s’être rendu compte de son erreur, remplace vite l’hymne national français par la marche nuptiale. Nous ne manquons pas de rigoler à la suite de cette petite bourde qui nous rappelle celles que nous avons rencontrées le 2 avril dernier. Pendant la célébration, des petits cartons d’invitation nous ont été distribués pour nous indiquer le lieu de la soirée. En effet, au Brésil, il n’y a pas systématiquement de réception après la messe et s’il y en a une, les invités en sont informés seulement pendant la célébration. André, qui avait très envie de faire le fête, était très inquiet de l’existence ou non d’une soirée. Sur place, nous attendent pléthore de serveurs et serveuses qui déambulent dans un espace très moderne, blanc et verni, avec des plateaux bien garnis de petits fours et des boissons. Le début de la soirée se déroule comme un apéritif dinatoire.

Les mariés devant leur gateau

Nous quatre

Celui qui était à un mariage

Nous retrouvons avec plaisir une bonne partie de la famille de Sandra, invitée également. Rapidement l’ambiance monte et tout le monde se retrouve sur la piste de danse et se trémousse sur des rythmes brésiliens. A notre étonnement, nous entendons peu de samba ou de forro, des musiques traditionnelles brésiliennes. Les serveurs, au regard bien avisé, ne cessent de remplir nos verres de champagne ou de bière si bien que rapidement l’alcool nous monte à la tête et ce d’autant plus que nous avons bu très peu d’alcool depuis notre départ. Au milieu de la soirée, un dîner est servi sous forme de service au plateau et l’immense gâteau de mariage à trois étages est découpé. La soirée est vraiment sympa et tout le monde se montre très accueillant avec nous.

Edouardo, Sandra, Graça, Mat et Soph

Sandra et Sophie

Pendant la soirée, Sophie se voit donner un petit coupon par une serveuse. Sandra lui explique alors qu’il s’agit d’un bon contre une paire de tongues qu’elle pourra réclamer dès qu’elle aura mal aux pieds à force de danser avec des talons ! C’est une excellente idée et après quelques heures de danse, nous pouvons voir que beaucoup de femmes ont effectivement troqué leurs talons contre des tongues.

Nous, au coeur de la soirée

Vers 4h, les lumières s’allument et le bal se termine. Nous sommes ramenés cahin caha par la mère de Sandra à la maison. Cette dernière nous avouera le lendemain qu’elle a eu l’impression de ramener une bande d’adolescents ! Bref, nous avons passé un excellent mariage. Quant aux mariés, que nous avons vivement remerciés de leur invitation, ils convolent à présent en justes noces. Le lendemain, dernière journée, le réveil est assez difficile pour tout le monde sauf pour Graça qui en deux temps trois mouvements prépare pour ses enfants un bon repas « du dimanche » avant les séparations. Dans l’après-midi, nous accompagnons André et Sandra à l’aéroport, avec le père de celle-ci. Nous leur disons au-revoir tristement en espérant les revoir bientôt. Quant à nous, nous quittons Belo Horizonte le soir vers 23h pour Sao Paulo. Malgré nos protestations, la mère de Sandra insiste pour nous conduire à la gare des bus. Quelle gentillesse ! Nous sommes très tristes de partir et de quitter toutes ces personnes avec qui nous avons passé ces cinq derniers jours. Nous nous sentons résolument requinqués et plus à même d’attaquer les cinq mois de voyage qu’il nous reste.

See you


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